Environ un tiers des patients ont une deuxième séance, et il vaut la peine de distinguer les deux situations très différentes qui y mènent. La première est prévue dès le départ : une perte importante ne se couvre pas correctement en un jour, le chirurgien traite donc l'avant lors de la première séance et le vertex plus tard. La seconde n'est pas prévue : la chute s'est poursuivie après l'opération et un vide s'est ouvert derrière la zone greffée. Ni l'une ni l'autre n'est une complication, mais la seconde est prévisible, et la qualité de la planification initiale décide de la facilité de la suite.
Au programme
Les deux raisons
- Étalement planifié. Une perte avancée demande plus de greffons qu'on ne peut en déplacer en un jour : quatre à cinq mille est le plafond pratique pour la plupart des zones donneuses, au-delà on fatigue le donneur et la survie des derniers greffons. L'avant et l'encadrement passent d'abord parce qu'ils portent le visage ; le vertex attend un second jour.
- Chute qui continue. La greffe déplace des follicules, elle n'arrête pas le processus qui vous a dégarni. Un homme opéré à trente ans peut voir ses cheveux natifs reculer encore à trente-six, laissant la greffe isolée devant un nouveau vide. Le finastéride réduit fortement cela : c'est pourquoi la conversation sur les médicaments compte plus que celle sur la technique.
- Une troisième raison, moins fréquente : ajouter de la densité à une zone couverte plutôt que remplie. La couverture empêche le cuir chevelu de se voir ; la densité fait paraître les cheveux épais. Si la première séance a été étalée sur une large surface, un second passage relève la densité là où elle compte.
Quand elle est possible
Douze mois est l'intervalle standard, et ce n'est pas seulement de la prudence. Tant que la première séance n'a pas entièrement poussé, vous ne voyez pas ce que vous avez réellement : planifier au sixième mois, c'est planifier sur une image incomplète, et des greffons se posent là où ils s'avéreront inutiles. La zone donneuse a aussi besoin de cette année : les tissus se retendent pendant des mois après le prélèvement, et reprélever trop tôt réduit ce qu'on peut retirer sans risque. Une séance limitée au vertex se fait parfois à neuf mois si les zones ne se recoupent pas.
La zone donneuse est un budget à vie
La plupart des gens peuvent céder entre cinq et huit mille greffons sur toute une vie avant que l'arrière de la tête ne paraisse clairsemé à son tour. C'est le budget entier, pour toutes les séances à venir, et un chirurgien qui en dépense six mille pour une ligne frontale à vingt-huit ans ne laisse presque rien pour le vertex à quarante-cinq. C'est la principale raison de se méfier des comptes de greffons très élevés annoncés en première consultation : le chiffre généreux d'aujourd'hui se soustrait de ce dont vous aurez besoin demain.
Planifier la première pour faciliter la seconde
- Demandez à quoi ressemble le plan à cinquante ans, pas à trente et un. Un chirurgien qui a une réponse conçoit pour la durée ; celui qui ne parle que de la photo de cette année, non.
- Gardez une ligne frontale conservatrice. C'est la seule décision irréversible et celle qui vieillit le plus mal si elle est trop basse.
- Commencez le traitement médical avant l'opération si vous êtes candidat, et poursuivez-le. C'est la seule chose qui change la nécessité d'une deuxième séance.
- Demandez un prélèvement réparti largement plutôt que concentré. Un prélèvement homogène garde l'arrière uniforme et préserve l'option d'une troisième séance.
- Obtenez par écrit le nombre de greffons et les zones traitées. Dans trois ans, celui qui opérera devra savoir ce qui a déjà été prélevé.
Questions fréquentes
La deuxième séance est-elle moins chère ?
Généralement oui, mais pour une raison pratique plutôt qu'une remise : les deuxièmes séances sont plus petites. Si vous avez payé un forfait pour une première séance illimitée ou de quatre mille greffons et qu'il vous en faut mille cinq cents, vous achetez moins de travail. Demandez si la clinique facture au greffon ou au forfait : certains forfaits bougent à peine pour une petite séance, et le prix au greffon est alors plus honnête.
La deuxième séance abîme-t-elle le premier résultat ?
Pas si l'intervalle est respecté. Travailler entre des greffons établis peut provoquer une chute choc temporaire des cheveux voisins, greffés ou natifs, qui repoussent dans les mois suivants comme la première fois. Le vrai risque est d'ouvrir de nouveaux canaux si près des anciens greffons que leur vascularisation est perturbée : affaire de soin chirurgical et de délai suffisant.
Comment savoir s'il me faut plus de densité ou juste de la patience ?
Ne jugez rien avant le douzième mois, et le quinzième pour le vertex. Le cheveu s'épaissit pendant une année entière après son apparition : un résultat clairsemé au huitième mois paraît souvent complet au douzième, sans un greffon de plus. Photographiez chaque mois dans la même lumière ; comparer le mois dix au mois huit en dit plus que n'importe quel miroir. Si après un an la pousse cesse de progresser trois mois d'affilée, c'est le moment d'aborder la densité.
Vous vous demandez s'il vous faut une deuxième séance ?
Envoyez les photos de votre première opération, le nombre de greffons si vous l'avez, et une photo actuelle à la lumière du jour. Vous recevrez une évaluation du donneur restant, de l'intérêt d'attendre encore, et de ce qu'une deuxième séance apporterait réellement.